Le financement demeure l’un des principaux obstacles à la croissance des entreprises dirigées par des femmes en Afrique. À Djibouti, une nouvelle initiative de la Banque africaine de développement (BAD) pourrait contribuer à changer la donne.
La BAD a conclu une facilité de financement du commerce de 10,75 millions de dollars avec Intercontinental Investment Bank (iib East Africa) afin de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), avec une attention particulière portée aux femmes entrepreneures.
Grâce à ce mécanisme, la Banque garantira jusqu’à 100 % des opérations de financement du commerce, facilitant ainsi l’accès aux devises et aux instruments financiers indispensables pour importer des équipements destinés aux secteurs des énergies renouvelables, de l’industrie manufacturière, des télécommunications ainsi que des produits essentiels.
Pour de nombreuses entrepreneures, l’accès au financement reste un frein majeur au développement de leurs activités. En renforçant les capacités des banques locales à accompagner les entreprises féminines, cette initiative vise à lever ces barrières et à offrir aux femmes les moyens d’investir, d’innover et de créer davantage d’emplois.
« Notre ambition est de mettre des devises fortes à la disposition de nos entrepreneurs, et tout particulièrement des femmes, afin de financer l’appareil productif de demain », a déclaré Sohail Sultan, président du Conseil d’administration d’iibGroup Holdings.
Au-delà d’un simple appui financier, cette opération envoie un signal fort : investir dans les femmes entrepreneures, c’est investir dans une croissance plus inclusive, une économie plus résiliente et un développement durable pour l’Afrique. En facilitant leur accès aux financements internationaux, la Banque africaine de développement réaffirme que les femmes ne sont pas seulement des bénéficiaires des politiques économiques, mais des actrices essentielles de la transformation du continent.

