L’Union africaine souhaite faire de l’Angola le premier pays à ratifier la Convention africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, un nouvel instrument juridique destiné à renforcer la protection des victimes et à lutter contre l’impunité des auteurs de violences basées sur le genre.
L’appel a été lancé le 9 juillet 2026 à Luanda, à l’occasion d’une rencontre entre la vice-présidente angolaise, Esperança da Costa, et une délégation de l’Union africaine présente dans le cadre du 2ᵉ Forum international des femmes pour la paix et la démocratie.
Nous avons demandé le soutien ferme de l’Angola afin qu’il devienne le premier pays à ratifier cette convention. Il s’agit d’un instrument unique qui fera véritablement progresser les droits des femmes en Afrique », a-t-elle déclaré.
Au cœur des échanges figurait la ratification de cette convention continentale, adoptée sous la présidence tournante de l’Angola à l’Union africaine, qui vise à renforcer les dispositifs de prévention, de protection des survivantes et de poursuites judiciaires contre les auteurs de violences.
Selon Liberata Mulamula, envoyée spéciale de l’Union africaine pour les Femmes, cette convention représente une avancée majeure pour les droits des femmes sur le continent.
Cette initiative intervient dans un contexte où les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation majeure en Angola. D’après ONU Femmes, près de 35 % des Angolaises âgées de 15 à 49 ans ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles commises par leur partenaire au cours de leur vie.
Face à cette réalité, l’Union africaine encourage les États membres à renforcer leurs cadres juridiques et institutionnels afin de mieux prévenir ces violences et garantir un meilleur accès à la justice pour les victimes.
Au cours de la rencontre, Liberata Mulamula a également salué l’engagement du président angolais João Lourenço, qu’elle a présenté comme un défenseur de la paix, de la réconciliation et de la promotion d’une masculinité positive en Afrique.
Elle a également mis en avant les progrès réalisés par l’Angola en matière de représentation des femmes dans les instances de décision, estimant que le pays constitue un exemple pour le continent.
Si elle est ratifiée par Luanda, cette convention enverrait un signal fort de l’engagement de l’Angola en faveur de la protection des femmes et des filles. Elle pourrait également ouvrir la voie à une adoption plus large du texte par les autres États membres de l’Union africaine, renforçant ainsi la lutte continentale contre les violences basées sur le genre.

