La 14e édition du Festival International Équestre MATA s’est tenue dans la province de Larache, au Maroc, en présence de personnalités politiques, de diplomates ainsi que d’acteurs du monde de l’art et de la culture venus de plusieurs pays. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition est organisée sous le thème : « MATA célèbre Aïd Al Wahda et un demi-siècle de rayonnement économique, culturel et spirituel des provinces du Sahara marocain ».
La cérémonie d’ouverture, organisée dans la commune d’Arbaâ Ayacha, s’est déroulée en présence de Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, et d’Ahmed Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, aux côtés des ambassadeurs de Belgique et du Sénégal. Elle a également réuni de nombreux responsables marocains, experts et chercheurs en droit international.
Véritable célébration du patrimoine marocain, le festival a offert aux visiteurs et invités venus notamment de France, de Belgique, du Sénégal, d’Espagne et des États-Unis l’occasion de découvrir les multiples facettes de la culture du Royaume.
Parmi les temps forts du festival figurait également l’exposition dédiée aux produits du terroir, à l’artisanat et à l’économie sociale et solidaire. Véritable vitrine des savoir-faire africains, cet espace a réuni des exposant.es venus du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie ainsi que des différentes régions du Maroc, du nord jusqu’aux provinces du Sud. Le Sénégal y était notamment représenté par deux entrepreneures engagées dans la valorisation des produits locaux et le développement territorial.

Il s’agit de Mme Nna Souadou Manka, CEO de Nna Pro Services, spécialisée dans la commercialisation d’apéritifs locaux sénégalais. Très satisfaite de sa participation, elle a souligné la richesse des rencontres réalisées lors de l’événement.
« Je suis très contente d’avoir participé à la 14e édition de l’exposition MATA. J’y ai rencontré de nombreuses personnes et découvert ce qui se fait en dehors de mon pays, le Sénégal. Cette expérience m’a permis de mieux connaître les produits du terroir d’autres pays et d’échanger avec différents acteurs », a-t-elle déclaré.

Autre représentante sénégalaise, Mme Louise Ndiaye, de la Chaîne de Valeurs Agro-Tourisme du Baol (CVATOB), elle a salué l’opportunité offerte par la Fondation MATA de promouvoir les initiatives locales dans un cadre international.
« Nous sommes venus représenter la Chaîne de Valeurs Agro-Tourisme du Baol. Nous sommes ravies de l’invitation qui nous a été adressée par la Fondation MATA et heureux de partager cet espace avec nos sœurs et frères venus d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Cette participation nous permet également de découvrir la diversité des produits exposés par nos partenaires marocains et de renforcer les échanges entre nos organisations », a-t-elle affirmé.
Outre les compétitions équestres, les conférences et les animations culturelles, cette 14e édition s’est distinguée par l’organisation du Forum ELI Morocco, tenu à Tanger. Ce rendez-vous a réuni des responsables politiques, investisseurs, experts et acteurs économiques autour des opportunités de développement et d’investissement en Afrique.
Le festival s’est clôturé à Zniyed, dans la commune de Larbaa d’Ayacha, avec la remise du prestigieux Prix Mata à Ayman El Amrani, originaire de Larbaa d’Ayacha. La compétition Mata, qui oppose des cavaliers montés sans selle dans une course spectaculaire pour s’emparer de la célèbre poupée Mata, demeure l’un des moments les plus attendus de cette manifestation unique qui associe spiritualité soufie, traditions équestres, culture et ouverture internationale.

Au fil des éditions, le Festival MATA s’est imposé comme une plateforme de promotion du patrimoine culturel marocain et de la coopération Sud-Sud. À travers son salon des produits locaux et de l’artisanat, il met en lumière l’excellence des coopératives marocaines tout en favorisant les échanges entre entrepreneurs et acteurs du développement venus de plusieurs pays africains, contribuant ainsi au rayonnement de l’économie sociale et solidaire à l’échelle du continent.


