lundi, juillet 22, 2024

L’Université Africaine de la Jeunesse et du Développement outille les jeunes sur différents sujets liés au droits humains et à l’Etat de droit

La neuvième édition de l’Université Africaine de la Jeunesse et du Développement (AUYD) a été marquée par des sessions plénières, des tables rondes et des ateliers de formation avec des jeunes venant d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Les ateliers ont favorisé la diffusion de connaissances et de bonnes pratiques, la planification d’actions à venir pour renforcer le pouvoir d’action des jeunes et la création de messages communs qui soutiennent une vision transversale de la jeunesse en lien avec les priorités communes.

Dans ce sillage, une dizaine de jeunes ont participé à un atelier sur le thème « Plaidoyer et sensibilisation pour l’abolition de la peine de mort en Afrique ». Ils ont suivi une formation et une sensibilisation sur la question de l’abolition de la peine de mort pendant une semaine, dans le but de créer un réseau d’ambassadeurs et d’ambassadrices en Afrique. Au cours de la formation, ils ont reçu des compétences en argumentation et plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort, entre autres.

Selon Nicolas Perron Directeur des Programmes d’Ensemble contre la Peine Mort (ECPM) et facilitateur dudit atelier « l’Afrique est le prochain continent abolitionniste avec les progrès notés et il y’a une forte volonté des jeunes de s’impliquer sur la question. Dans ce sens, ils ont besoin d’être accompagné et valorisé pour faciliter leurs actions. Comme ils ne savent pas comment s’y prendre, notre rôle est de leur mettre en lien avec la société civile travaillant sur le sujet« .

Pour sa part, Julien Ngane Ndour, membre du Groupe de travail sur la peine de mort de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), estime que » l’initiative est pertinente puisque qu’elle rassemble les jeunes africains leaders de demain pour s’engager sur cette question. Les échanges ont permis de faire la situation de la peine de mort en Afrique dont la tendance est assez positive ».

Les participant.e.s ont également apprécié cette formation visant à mieux renforcer leurs compétences en matière de droit de l’homme. Par exemple pour la jeune Zaara Cissé, de YADA Mali (Young African Defender in Action), affiliée à l’AHRN (Réseau africain des droits humains), la participation à a permis d’acquérir de solides connaissances en matière de droits humains, en particulier sur le droit à la vie lié à l’abolition de la peine de mort.  Elle donne l’opportunité de se former et de débattre avec les plus grands experts sur les questions de la peine de mort, afin de mieux défendre cette cause.

Venue de la Mauritanie, Rama Mabika Ba, activiste défenseure des droits de l’homme et coordinatrice du projet de programme de lutte contre la violence basée sur le genre par l’implication des hommes et des jeunes en milieu rural espère au sortir de cette université se familiariser avec « les stratégies de sensibilisation et de plaidoyer pour soutenir l’abolition de la peine de mort, incluant l’apprentissage des meilleures pratiques et des méthodes efficaces pour mobiliser la société civile et influencer les décideurs politiques dans son pays » .

Un autre groupe de jeune dénommé Réseau des jeunes pour l’État de droit a été également outillé sur la corrélation entre la corruption et l’environnement. Appelée RoLYN (Rule of Law Youth Network), il s’agit de 18 jeunes militants de la société civile de divers pays, d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient.

RoLYN vise à sensibiliser, à renforcer les compétences et à promouvoir des initiatives anti-corruption menées par des jeunes, en respectant les normes du Conseil de l’Europe et d’autres normes internationales.

Selon Alexandra Kodjabachi, facilitatrice de RoLYN (Rule of Law Youth Network), il s’agit d’un programme de deux ans autour de la corruption dans le domaine de l’environnement. La première rencontre a eu lieu en Tunisie en mars 2024 pour sa mise en place. Cette présente formation outille les membres du réseau sur les lois, les règlements, les outils légaux et juridiques à utiliser pour améliorer leurs activités professionnelles dans lesquelles travaillent leurs organisations respectives en lien avec la corruption et l’environnement.

La prochaine étape est prévue en Espagne au mois de septembre2024. Elle attaquera la gestion des projets qui vise à pousser les jeunes vers la création de leurs propres projets afin d’avoir un impact positif sur l’environnement et la lutte contre la corruption. Elle découlera une possibilité de financement de la part du conseil de l’Europe.

Pour, Rayan Mahfouz jeune libanais membre du réseau RoLYN, ce programme représente une belle opportunité pour connaitre les outils, les techniques en tant que jeune leader. Il me permettra de combattre la corruption dans le domaine de l’environnement, d’utiliser des techniques pour mobiliser le plus grand nombre d’individus pour une bonne gouvernance, une citoyenneté responsable qui répond aux conventions régionales et internationales dans la protection environnementale.

Selon l’algérienne Yousra Boukhtem représentante de l’association algérienne « Algeuness », ledit programme offre la chance de bénéficier des conversations et des interventions d’experts du domaine qui assurent un suivi complet pour garantir la compréhension des fondamentaux de la corruption environnementale, les moyens de la réduire, les lois qui la criminalisent etc.

Il est important de se rappeler que l’Université Africaine de la Jeunesse et du Développement (AUYD) a eu lieu du 24 au 30 juin à Praia, la capitale du Cap-Vert, avec pour thème #Fortheculture les droits humains et l’État de droit. Le Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe (CNS) l’a organisée dans le cadre des Universités d’été, en collaboration avec le réseau du CNS sur la jeunesse et la citoyenneté mondiale et les autorités cap verdiennes.

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