À l’occasion d’une rencontre de plaidoyer tenue à Tunis le 17 mars 2026, Boutheina Hammami, représentante d’ONU Femmes en Tunisie, a lancé un appel fort en faveur de la ratification de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes (AU-CEVAWG). Selon elle, ce texte constitue bien plus qu’un engagement formel : il s’agit d’un outil essentiel pour garantir la dignité, la sécurité et les droits de chaque Tunisienne.
Un accompagnement stratégique pour renforcer les cadres nationaux
Pour ONU Femmes, l’appui apporté à la Tunisie s’inscrit dans une mission globale de lutte contre toutes les formes de discrimination. Boutheina Hammami souligne que cet accompagnement vise à aligner les dispositifs nationaux sur les standards internationaux, afin de transformer les lois en protections concrètes et efficaces.
Elle insiste : « Il ne s’agit plus seulement d’adopter des textes, mais de garantir leur application réelle pour protéger les femmes au quotidien. »
Vers une sécurité globale, y compris dans le numérique
La vision portée par ONU Femmes dépasse le cadre traditionnel de la protection. Elle englobe toutes les sphères de la vie, y compris l’espace numérique, encore insuffisamment couvert par les législations actuelles.
La ratification de cette convention permettrait ainsi de combler ces lacunes et de construire un environnement sûr, où les femmes peuvent évoluer librement, sans crainte de violence, que ce soit dans leur vie privée, professionnelle ou en ligne.

L’égalité, moteur de développement
Au-delà des enjeux de protection, Boutheina Hammami met en avant le lien direct entre sécurité des femmes et développement économique. Une femme protégée est une femme qui peut pleinement contribuer à la société : innover, entreprendre, participer à la vie publique et créer de la valeur.
Garantir la sécurité des femmes, c’est donc aussi investir dans l’avenir et la prospérité du pays.
Un tournant stratégique pour la Tunisie
En appelant à la ratification de cette convention, ONU Femmes invite la Tunisie à renforcer son positionnement en tant que leader régional en matière de droits humains. Ce texte offrirait un cadre structurant pour coordonner les efforts nationaux, prévenir les violences et lutter efficacement contre l’impunité.

