Rencontre avec Désirée Djomand, présidente du conseil d’administration de la Plateforme Mondiale des Femmes Entreprenantes (PLAMFE)

Les africaines

Dans cet entretien, Madame Djomand revient sur la mise en place de ladite plateforme, la célébration de la journée internationale de la femme africaine à Dakar (Sénégal) entre autres.

Désirée Djomand,  vous êtes la presidente mondiale de la Plateforme des Femmes Entreprenantes, en quoi consiste-t-elle ?

La Plateforme Mondiale des Femmes Entreprenantes (PLAMFE)  est un regroupement d’organisations féminines mais aussi des femmes de l’administration, du secteur privé  qui regardent ensemble vers le futur en se donnant les moyens d’influencer positivement  les conditions de la femme.

Nous tentons dans le cadre d’ateliers  de mettre en relief tout le potentiel des femmes afin qu’elles y prennent conscience et grâce à la solidarité, nous mettons en place des mesures, des instruments nécessaires pour la mise en oeuvre opérationnelle de nos idées.

C’est dans cette optique, que avons  créer des instruments tels que  le haut conseil des femmes chefs d’entreprises, l’Académie des femmes pour l’entrepreunariat  ,  l’autonomisation , le leadership, l’observatoire de l’entreprenariat féminin pour assurer un bon suivi pour  mieux structurer  et coordonner nos engagements pour des résultats probants.

 Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre en place cette plateforme ?

Nous avons commencé  par notre premier réseau dénommé « Réseau Africa Femmes Initiatives Positives (AFIP)»  qui était composé que de femmes physiques, individuelles puis on n’a décidé d’ajouter des personnalités morales  à ce que nous faisons.

Il était nécessaire d’avoir  différents profils pour pouvoir avancer ensemble parce que jusque-là les organisations sont souvent composées de femmes de mêmes milieux ou domaines.

Il s’agissait de mettre l’accent cette fois ci sur la diversité et l’innovation  car c’est à travers cette  communion qu’on arrive à avancer.

Vous avez  PLAMFE au Burkina, au Mali, en Côte d’Ivoire et récemment le Sénégal, comptez-vous étendre la plateforme dans les autres pays africains ?

Nous recherchons des femmes volontaires qui ont envie de participer à l’édifice de la femme dans leurs pays, nous avons 14 pays mais nous voulons continuer à nous étendre et de ne pas aussi rester seulement en Afrique.

Si nous arrivons à avoir des représentations au niveau des 54 pays du continent c’est vraiment partie pour l’Union africaine des femmes.

 Effectivement lors de votre allocution vous avez évoqué l’unité africaine des femmes pensez-vous qu’une telle idée pourrait être concrétisée ?

Il suffit que les femmes le veuillent, car si on arrive à nous fédérer et participer aux grandes rencontres de l’Union Africaine  nos voix vont porter au niveau de cette instance panafricaine et nous seront  mieux entendues parce que l’union fait toujours la force.

Avez-vous des partenaires techniques, financiers  entre autres avec les institutions internationales, les dirigeants africains …  qui vous  accompagnent dans vos actions ?

 Les partenaires techniques et financiers suivent toujours mais la seule condition c’est de se structurer et cela prend beaucoup de temps sinon aujourd’hui le financement ce n’est plus le souci mais plutôt  l’organisation des femmes, leur identification, la formation  … 

Pour  avoir plus d’aide,  il faudrait que les femmes comprennent ses aspects d’abord, ensuite  de nous faire repérer géographiquement,  et enfin de nous  initier dans toutes les thématiques auxquelles les partenaires ont besoin pour  nous accompagner.

 Vous venez de célébrer la Journée Internationale de la Femme Africaine,  (JIFA) à Dakar,  pourquoi ce choix?

Depuis trois ans nous tentons de ressusciter cette journée  et nous avons voulu pour  l’année 2019  faire la célébration à Dakar pour mettre la lumière sur le Sénégal car les femmes sénégalaises sont tellement déterminées, en avant-garde de tout et cette détermination n’est jamais par rapport aux moyens financiers, elle se trouve au niveau des femmes qui sont même à la base.

Tous ces aspects  forcent  l’admiration avec des femmes intellectuelles mais surtout la volonté politique qui accompagne cette évolution des femmes un peu rare dans d’autres pays.

 Donc nous sommes venues  apprendre le secret des femmes sénégalaises, comment elles s’y prennent pour que les pouvoirs politiques les accompagnent dans les progressions si bien politiques qu’économiques.

 Quelles sont les perspectives de la plateforme pour les prochaines années ?

 En principe on devrait se retrouver l’année prochaine au Burkina Faso pour la journée internationale de la femme africaine 2020  mais  aller au Burkina se fera sur la base des résultats obtenus au Sénégal.

Propos recueillis par  Ndeye Maguette Kébé


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