Academy of Women Entrepreneurs, un programme parrainé par le Département d’État américain qui forme et accompagne les femmes à devenir des entrepreneures prospères, a lancé un appel à candidatures pour sa 2e session au Cameroun. Les participantes auront l’opportunité d’améliorer leurs compétences entrepreneuriales et de renforcer leurs modèles économiques via une formation assistée en ligne en langue anglaise, et un mentorat continu.
L’AWE s’adresse aux femmes de tous les secteurs d’activité résidant au Cameroun. Elles doivent être responsables d’une entreprise sociale ou axée sur le développement professionnel et l’autonomisation financière des femmes (cabinet stratégique, agence de conseil ou d’expertise, incubateur, accélérateur ou start-up, etc.). Les responsables de coopératives de femmes, de groupements d’initiative commune, d’associations ou groupes communautaire reconnus de femmes faisant des affaires ou du commerce ensemble peuvent également postuler.
Les candidates doivent avoir 2 à 5 ans d’expérience en affaires, des compétences informatiques et un accès à internet pour suivre le programme qui demande un temps d’engagement de 5 heures par semaine sur une période de 6 mois. Celles retenues auront accès à une plateforme de e-learning qui leur permettra d’acquérir des connaissances sur les mécanismes de financement et d’investissement pour leurs entreprises. Elles recevront également des ressources et des outils pour l’amélioration des performances des femmes entrepreneures.
Le programme AWE soutient directement la stratégie nationale américaine pour l’équité et l’égalité des sexes. Mis en œuvre dans près de 100 pays, son objectif est de développer l’entrepreneuriat féminin. Au Cameroun, la dynamique entrepreneuriale des femmes va en croissant, surtout en ce qui concerne les entreprises individuelles. Malgré cette progression, l’Institut national de la statistique relève que la durée de vie des entreprises est relativement courte, avec moins de 8% de femmes franchissant le cap des 10 années d’expérience. Une situation que l’institution attribue en partie au manque de compétences.
La date limite des candidatures est fixée au 3 novembre.
Source : Agence Ecofin