La 6ème conférence des Femmes africaines dans les médias (AWiM2022) s’est ouverte, jeudi 08 décembre à Fès, avec la participation de professionnels des médias, d’universitaires, et d’acteurs politiques et associatifs du Maroc et de l’étranger.
De nombreux professionnels des médias, chercheurs universitaires, acteurs politiques et associatifs, issus notamment des pays africains ont participé aux travaux de cette conférence internationale organisée par African Women in the Media en partenariat avec l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah et le Centre Isis pour les femmes et le développement.
Initiée par l’Organisation Femmes africaines dans les médias (AWIM), basée au Royaume Uni, en partenariat avec l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA) de Fès, cet événement organisé en mode hybride, se veut un espace de débat et de partage quant aux idées et aux meilleures pratiques à l’intersection de l’égalité des genres et du développement des médias en Afrique.
Intervenant à cette occasion, Mme Yemisi Akinbobola, co-fondatrice et directrice générale de l’AWIM, s’est félicitée de la tenue pour la première fois de cette conférence en présentiel et, pour la première fois, dans un pays d’Afrique du Nord, ajoutant que la rencontre permettra de s’informer sur les expériences de différents pays dans le domaine.
La rencontre de Fès, a-t-elle poursuivi, sera l’occasion pour les participants de différents pays, notamment d’Afrique, de réfléchir aussi aux défis à relever et aux solutions susceptibles de contribuer à promouvoir l’égalité des sexes dans les différents domaines et particulièrement dans les médias et faire un état de lieux des évolutions réalisées dans les pays du continent en la matière.
Pour sa part, Mme Amina Lemrini El Ouahhabi, présidente de l’Association démocratique des femmes marocaines a abordé des éléments de contexte et de réflexion pour contribuer à la promotion de l’égalité homme-femme dans les médias, en s’attardant sur les aspects quantitatifs et qualitatifs de la présence des femmes dans les médias à l’échelle du continent africain.
Mme Lemrinni, qui a estimé que le continent est le moins outillé en matière d’égalité des genres comparés aux autres régions se référant à plusieurs études, s’est arrêtée sur quelques facteurs discriminatoires des femmes sur les médias africains dont le harcèlement et l’intimidation sur les plateaux de télévision et la représentation négative des femmes, outre le fait que la violence à l’égard des femmes est rarement considérée comme un problème de genre en Afrique.
Trois axes ont été retenus au débat à savoir : « Égalité des genres dans et à travers les médias », « Action collective et représentation », et « Entreprise des médias et défis mondiaux ».
« La problématique de la représentation des femmes africaines dans les médias pose la question de l’édification d’un modèle de société égalitaire, riche par sa diversité et forte par son respect des droits humains. La consécration de la juste représentation des femmes dans l’espace public médiatique représente à cet égard l’un des leviers du changement social sur notre continent » a déclaré en substance Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle
Femmes africaines dans les médias (AWiM) est un réseau de femmes africaines travaillant dans les industries des médias à l’échelle mondiale. Il vise à avoir un impact positif sur le fonctionnement des médias par rapport aux femmes, avec pour objectif que les femmes africaines et les femmes travaillant dans les médias en Afrique auront dans le futur une représentation égale dans les industries des médias.
L’organisation est présidée par la nigériane Yemisi Akinbobola et basée au Royaume Uni. Il s’agit aussi d’un réseau qui travaille dans le domaine des médias à l’échelle mondiale. Il Elle œuvre à la promotion d’une représentation égale dans les industries des médias des femmes africaines et des femmes travaillant dans les médias en Afrique.